• Yvan Pilon

Le marché immobilier de Châteauguay fait fi de la COVID au deuxième trimestre 2020


Après avoir été sur pause en avril et au début mai, le marché immobilier a connu un rebond important dans la seconde moitié du trimestre qui vient de se terminer. Encore une fois, la caractéristique qui retient l’attention est le peu de propriétés sur le marché. La crise sanitaire à laquelle nous avons fait face est venue donner un tour de roue additionnel à ce phénomène de rareté. Pour leur part, les acheteurs sont demeurés actifs. La combinaison de ces facteurs explique en bonne partie l’augmentation de 13,2% du prix de vente médian par rapport à la même période l’année dernière, et ce, au grand bonheur des vendeurs. Voyons plus en détail les données du dernier trimestre.


Tandis que le deuxième trimestre de l’année avait battu un record en 2019 avec 190 unités de vendus, l’année 2020 a vu ce chiffre baisser à 115. Les mois d’avril et de mai ont vu le nombre de ventes toucher un plancher avec 68 ventes seulement, comparativement à 154 en 2019 pour ces mêmes mois. Par contre, un redressement s’est fait sentir au mois de juin avec 47 ventes comparativement à 36 l’année dernière. Le délai de vente médian s’est établi à 35 jours, ce qui est surprenant compte tenu des restrictions sanitaires en place au cours du mois d’avril et du début mai. Ces mesures auraient dû allonger de façon significative les délais de vente.


Encore une fois, c’est lorsque l’on analyse le nombre de propriétés à vendre que l’on constate la minceur de l’offre des unifamiliales sur le marché de Châteauguay. À la fin du mois de juin, il n’y avait sur le marché de Châteauguay que 72 unifamiliales à vendre, en baisse de 42 % par rapport à l’année dernière. Pire encore, si l’on compare à l’année 2016, il y a actuellement quatre fois moins d’unifamiliales à vendre à Châteauguay (307 contre 72). La Covid a surement refroidi les ardeurs de certains vendeurs qui espéraient mettre leur propriété à vendre ce printemps.


Au cours du dernier trimestre, seulement 11 contrats de courtage se sont terminés sans qu’il n’y ait de vente. Jamais ce chiffre n’a été aussi bas.

Ces facteurs ont contribué à maintenir une pression à la hausse sur le prix de vente. Après avoir établi un record au premier trimestre de l’année à 280 000 $, le prix de vente médian a franchi le cap des 300 000 $ au second trimestre de 2020, en hausse de plus de 13 % par rapport à la même période l’année dernière (269 500 $).

L’indice VMI(1) (Vigueur du Marché Immobilier) a atteint 58 points pour le deuxième trimestre de 2020. Cela représente deux points de plus par rapport à la même période l’année dernière. Les vendeurs qui ont affiché leur propriété à vendre au cours du trimestre ont été récompensés par une vigueur du marché supérieure à celle de l’année dernière, et ce, malgré la COVID !


Bref, alors que certains se plaisaient à dire que le marché immobilier allait chuter en ces temps de crise sanitaire, force est de constater que les chiffres du dernier trimestre leur donnent tort. Maintenant, qu’adviendra-t-il du marché au cours des prochaines semaines et mois ? L’économie mondiale va surement souffrir de cette crise, et l’on peut s’attendre à une contraction des économies de plusieurs pays. Ceci n’est rien pour aider le marché immobilier. Par contre, si l’on examine la situation propre à Châteauguay, on retient certains points positifs :

  • Par rapport à nos voisins de la Rive-Sud, c’est ici que les unifamiliales sont les plus abordables;

  • On constate actuellement une tendance qui consiste à aller vivre hors des grands centres urbains comme Montréal. Après avoir subi les contraintes du confinement, les gens recherchent des milieux de vie qui permettent de bénéficier de sa propre cour extérieure;

  • Le télétravail gagne en popularité. Le besoin de se rendre physiquement au bureau cinq jours par semaine devient soudainement moins une obligation. Les enjeux de délais de transport sont dorénavant moins importants et les gens hésitent moins à s’établir en dehors de l’île de Montréal.

  • De façon générale, le marché immobilier de la région de Montréal n’a pas vécu une bulle immobilière telle que l’ont connu Toronto et Vancouver. Les prix du marché ne sont pas encore exagérés dans la région du Grand Montréal, rendant ainsi l’accès à la propriété plus facile.

Châteauguay a plusieurs atouts en main pour devenir une destination de choix pour les acheteurs en quête de propriété avec un rapport qualité / prix avantageux.

En résumé, les acheteurs sont présents sur le marché, mais comme le dit l’expression, pour danser il faut être deux. Les vendeurs se font toujours attendre. Pour quiconque songe à mettre sa propriété sur le marché, le moment est fort bien choisi. Plusieurs s’opposeront en mentionnant que la saison estivale n’est pas propice à la vente de propriétés. Cette affirmation ne tient plus vraiment la route en 2020. Il faut savoir que l’année dernière, 100 unifamiliales ont été vendues à Châteauguay dans les mois de juillet, août et septembre. De plus, compte tenu du retard pris dans les ventes à cause du COVID, il faut s’attendre à ce que le rebond se poursuivre dans les prochains mois.

Si vous avez des questions ou souhaitez simplement discuter de différentes stratégies immobilières qui pourraient s’offrir à vous, n’hésitez pas à communiquer avec moi !

Je vous souhaite un bel été 2020 !


Yvan

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